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LAURENT SALVADOR LAMOTHE : MESSAGE DE DÉMISSION OU ANNONCE D’UNE CANDIDATURE?

Posté par lechapeauteur le 19 décembre 2014

par Maurice CÉLESTIN Jr

lamotheL’ex-Premier ministre Laurent Salvador LAMOTHE s’est donné beaucoup d’heures de réflexions pour préparer son discours de démission à son poste de Premier Ministre. Ce long retard et cette attente qui ont même créé de l’impatience ont été interprétés comme un geste indiquant qu’il aurait voulu damer le pion au Présent MARTELLY qui a été excellent dans l’exposé du rapport de la commission consultative présidentielle. En effet le président MARTELLY, comme à chaque occasion où il se garde d’improviser, avait prononcé un discours bien articulé digne du langage d’un grand chef. Il avait, incontestablement tenu des propos clairs qui décrivent bien la situation et qui augurent des lendemains riches en lueurs d’espoir pour la résolution du problème qui paralyse le fonctionnement normal du pays. Des mots justes empreints de « sincérité », de sérénité, avaient été utilisés pour exprimer la ferme volonté d’un chef qui se veut déterminé à trouver une solution rapide à une crise qui a trop duré et qui menace de porter de graves atteintes à l’avenir de la nation. Sur un ton rassuré, calme, convaincant, il avait abordé de façon méthodique tous les points traités dans le rapport. Avec élégance, respect et courtoisie, il avait su véhiculer les termes les plus élogieux pour remercier et féliciter le Premier Ministre LAMOTHE qu’il a placé au rang des grands administrateurs et des hommes énergiques épris du désir de bien servir leur pays. A remarquer que nous avons eu soin de mettre SINCÉRITÉ entre guillemets. Raison. Pour signifier qu’il y a toujours un grand fossé entre le dire et le faire, entre le penser et le vouloir. Mais toujours est-il, qu’en nous référant à la seule valeur du message, nous devons admettre qu’il est de bonne qualité, de bon ton, de bon niveau et caractéristique, surtout, de l’expression de la bonne foi d’un chef se retrouvant en face d’un problème à résoudre coûte que coûte et de sa bonne volonté de bien faire au mieux des intérêts de son pays.

Mais notre question est de savoir: MARTELLY, EST-IL SINCÈRE?

Sincère ou pas, on doit admettre, en toute probité, que le discours était beau et bien prononcé. Et, Laurent Salvador LAMOTHE semblait vouloir délivrer un message de même dimension. Voilà ce qui expliquerait, à la limite, la longue période d’attente qui a précédé la délivrance de son discours par lequel il a annoncé sa démission au poste de Premier Ministre.

LAURENT SALVADOR LAMOTHE A-T- IL RÉUSSI?

Lui aussi a fait belle figure. Il a bien dit ce qu’il voulait faire entendre. Oyez bien: CE QU’IL VOULAIT FAIRE ENTENDRE car à bien comprendre, son message a été un vrai bilan. Mais un bilan sur mesure. C’eut été l’occasion pour le Premier ministre sortant de saisir l’opportunité pour faire la lumière sur les nombreuses accusations portées contre lui. Il aurait du, par exemple, renseigner sur les « gargotes », qu’on dit, qu’il a faites dans le plat servi par feu Hugo CHAVEZ, cordon bleu et inventeur de la tentante et irrésistible recette PÉTRO CARIBE, tombeuse des appétits gloutons. On lui reproche aussi, d’avoir enfoncé trop profondément son bras dans le sac contenant les taxes perçues sur les billets d’avion, les transferts d’argent, les appels téléphoniques et autres sans parler des avantages énormes qu’il tirait des contrats accordés sans appel d’offre. C’eut été aussi le bon moment, pour lui, de se disculper, de se blanchir relativement aux accusations, que nous souhaitons mensongères et calomnieuses, dont il fait l’objet ouvertement et partout. Mais pourquoi n’a-t-il éclairci, une fois pour toutes, les points obscurs, les zones enténébrées qui salissent sa réputation d’homme qui serait trempé dans des affaires louches en Afrique, la terre de nos ancêtres. Un bilan est un bilan. Un bilan reste un bilan. Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée. Toutefois, à part ces abstractions clairement volontaires, monsieur LAMOTHE a prononcé un bon discours, bien élaboré et bien lu. Il n’a pas laissé l’impression d’être un mauvais perdant ni un triste chialeur. On ne sent pas que la moutarde lui monte au nez. Il paraît qu’il connaît le « SI » de Rudyard KIPLING. Il sait comment on devient un homme et comment on doit accepter d’un même front réussite et échecs, gloire et défaites. De plus, on a l’impression qu’il tombe d’accord avec l’autre qui conseille qu’on doit « baiser la main qu’on ne peut pas couper. » Et que cela ne sert à rien de pleurnicher, de verser sa bile ni d’exprimer son regret en pareille circonstance. Garder le silence est bien mieux. Bien mieux pour ne pas embarrasser le président qui a déclaré que les frères siamois font toujours la route ensembles. Dire que des chirurgiens habiles arrivent à les séparer. Par ailleurs, à en parler, monsieur MARTELLY a beaucoup de précautions à prendre afin de bien gérer son post-op. Une embolie peut facilement l’emporter.

LES APPARENCES ET LA RÉALITÉ DU POUVOIR

Chez nous on dit n’importe quoi. On veut faire croire que le torchon brûle entre lui et MARTELLY. Mais son discours ne reflète rien de tel. Tout semble être au beau fixe entre les deux hommes. Rien n’indique que leurs relations tournent au vinaigre. Au contraire, fort de l’appui de son inconditionnel copain, l’ex-Premier ministre annonce ouvertement les couleurs. Il a tenu le langage d’un futur candidat à la présidence qui invite son électorat à prendre note de ses réalisations. Virtuelles, hypothétiques, sur les bords, pour la plupart, dit-on. En tout cas, monsieur LAMOTHE n’a absolument aucun intérêt à s’écarter de son Michel MARTELLY. Son amitié avec Michel MARTELLY, une amitié éprouvée, ouvertement exprimée, lui donne la garantie qu’il peut bien perdre les apparences du pouvoir sans pour autant être privé de sa réalité. Une réalité d’un pouvoir qu’il sera capable d’exercer avec encore plus d’autorité. On ne doit pas oublier que tout comme la plante, l’homme a une ombre. Agir dans l’ombre est le propre des hommes forts et lucides. Des grands manœuvriers politiques. Monsieur LAMOTHE se souviendra certainement que souvent le trésor est caché à l’ombre de la girouette et que la girouette continue à tourner malgré les intempéries.

Certainement! Mais que de « mapous »‘ chez nous ont été déracinés par des cyclones!

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