UN TEXTE REPRIS ET ACTUALISÉ

Posté par lechapeauteur le 28 décembre 2012

UN TEXTE REPRIS ET ACTUALISÉ dans Liens michelmartelly201142111207-150x150par Maurice CÉLESTIN Jr

Ce texte a été écrit et publié sur le Net depuis des mois. En cette fin d’année et tout à l’aube du Nouvel An, nous avons jugé opportun de le reprendre, de l’actualiser et de le soumettre à l’attention de nos amis lecteurs et notamment à celle de nos responsables qui semblent oublier que diriger c’est prévoir pour bien exécuter.

Nous espérons, en toute sincérité, voir le Président dela Républiqueprendre les mesures nécessaires afin de redresser la situation qui réclame des actions urgentes et intelligentes. Qu’il se dise que la barque est en péril et que la voix des sirènes n’est pas celle qu’il doit écouter en ces moments périlleux de la vie nationale.

La colère du peuple est à craindre

Conseil d’un patriote qui aimerait voir Haïti sortir de sa misère et réintégrer avec honneur et fierté le concert des nations.

QUE DIEU BÉNISSE HAÏTI!

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE À TOUS!

___________________________________________________________

LE PRÉSIDENT MARTELLY a-t-il le droit d’effacer tout bonnement l’ardoise, de faire table rase des revendications du Peuple?

par Maurice CÉLESTIN Jr

HAÏTI : UNE SITUATION EXTRÊMEMENT DIFFICILE

Une situation extrêmement difficile, voire dangereuse, évolue, sur fond de grande préoccupation, dans le champ de la politique haïtienne déjà en mal de fonctionnement. Ce pays bloqué, qui semble être mis en échec et mat par un parlement d’opiniâtreté débordante, va de crise en crise… Du jamais vu en vérité ! Les gaffes se multiplient sans arrêt. On ne finit pas de sortir d’une impasse qu’on se retrouve dans une autre.

Ainsi donc, les jours et les heures du gouvernement se gaspillent dans l’essai incessant de résolution de problèmes insolubles, dans la gestion de conflits, de scandales et même d’affrontements. Affrontements de toutes parts et de taille : avec les messieurs et dames en chambre, avec le Premier Ministre, avec le chef dela Police, avec les étudiants et l’Université, etc.. C’est toujours des crocs en jambe à esquiver, des pelures de banane à éviter. Résultat : on tourne en rond devant une population avide de voir l’exécution des grandes promesses. Le temps des beaux sourires, des mots charmants, des accolades, des doux clins d’œil est révolu. L’heure est à l’impatience. La cueillette des fruits doit enfin faire suite à la turgescence des fleurs. Il est temps, pendant qu’il est encore temps, que le Président Michel MARTELLY réunisse son peuple sur la place publique pour lui expliquer, en toute franchise, le pourquoi et le comment des choses. Le peuple a droit à des explications. Quelles soient claires et sincères, car  ce peuple n’est pas dupe. Son discours de début d’année est attendu et devra être l’expression d’une volonté sans faille de redresser une situation se retrouvant au bout du rouleau. Ce sera pour lui l’occasion d’annoncer à quel niveau il va faire sauter les fusibles alimentant les circuits qui nuisent au bon fonctionnement de l’appareil d’État. Il est vrai qu’il est souvent pénible de se défaire d’un collaborateur, mais pour le bien de la patrie, c’est des fois un réel impératif de le faire. L’intérêt de la nation, en toutes circonstances, doit primer sur le copinage, sur le népotisme. La solution à trouver doit être, bien entendu, adéquate et au gré des intérêts de tous les secteurs. Ses propos devront être tranchants et démontrer que le Chef d’État a divorcé d’avec l’homme en campagne électorale.    Que dorénavant, il est devenu le gestionnaire qu’il avait promis d’être une fois les rênes du pouvoir en main. Il doit aussi faire en sorte que les thuriféraires cèdent la place aux bons et vrais conseillers.

Aux gens d’honneur parole vaut serment.

Le Président MARTELLY doit respecter ses promesses. Tous les secteurs de la vie nationale sont à l’attente. Les victimes du tremblement de terre sont impatientes, fatiguées d’entendre les vaines promesses. La population de tous les départements géographiques du pays est aux abois. La faim lui tenaille les tripes. Trop d’enfants meurent par manque de soin. Trop de filles se prostituent faute de pouvoir aller à l’école. Les problèmes sociaux liés à la question de couleur ont refait surface créant une désagréable tension au sein du corps social dans un pays déjà déchiré par un trop grand écart socioéconomique entre les nantis et les « anéantis ». Mais le problème le plus crucial après l’impossibilité de créer un CEP, après le projet reconstruction postséisme qui mérite, avant toute chose, une solution urgente, reste encore celui de la réhabilitation des FORCES ARMÉES D’HAÏTI arbitrairement mises en veilleuse par un ex-chef d’État. Sur cette question, on doit reconnaître que la solution n’est pas simple. Elle n’est pas simple, mais non insoluble.

La question à se poser est de savoir comment va-t-il s’y prendre pour ménager le chou et la chèvre?

Faut-il tuer la mère pour sauver l’enfant ou sacrifier l’enfant pour laisser la mère en vie? Voilà l’espèce proposée à notre cher PREMIER CITOYEN. Il se retrouve coincé entre la détermination des anciens militaires de le prendre au mot et le refus total de la puissante et colonisatrice communauté internationale qu’Haïti ait à nouveau une armée qu’elle juge non nécessaire. Il faut noter également qu’un secteur de la population est tout à fait en désaccord avec la remise en fonction de cette armée ‘’duvaliérienne’’ jadis riche en ripoux qui ont semé le deuil dans les familles. Mais le problème est que: quel que soit le cas, eu égard àla Constitution, l’armée d’Haïti existe bel et bien et ses membres sont dans leurs droits de vouloir regagner les rangs. Mais le problème est aussi de savoir si le Président dela Républiqueaura les moyens de ses intentions de quelque nature qu’elles puissent être. Pourra-t-il rouler dans la farine les lunatiques soldats et officiers en attente d’une décision qui tarde à venir? Pourra-t-il tenir tête aux opposants locaux et étrangers ainsi qu’à la communauté internationale qui veulent que le projet, disent-ils, irréalistes, soit purement et simplement classé? Autant de questions très difficiles à répondre! Mais toujours est-il qu’il serait bon, du moins, qu’il serait souhaitable que le Chef de l’État trouve un terrain d’entente et de compréhension capable de l’aider à sauver son prestige et sa dignité en péril, fortement entamés. Il se doit de s’asseoir avec l’étranger et de poser les problèmes à tête reposée de même qu’il serait sage d’engager un dialogue franc et direct avec les militaires qui auront certainement à accepter un compromis logique, empreint de sagacité et de bonne volonté.

Par exemple, la remobilisation de l’armée d’Haïti pourrait se faire par étapes. Elle pourrait passer par la formation d’un État major qui marquerait l’existence de l’institution, qui prouverait qu’elle a été rétablie dans ses droits. Ce n’est point urgent d’avoir tous les anciens services d’un coup. Pour commencer, on pourrait procéder, sous les ordres de cet État major, à l’implantation d’une marine haïtienne composée d’éléments bien formés, triés sur le volet et choisis, en priorité, au sein de ‘’l’ancienne armée’’. Certainementla DEAet l’IMMIGRATION AMÉRICAINE accueilleraient favorablement une telle initiative appelée à contrer l’action néfaste des trafiquants de drogue d’une part et d’autre part à contrôler l’entrée illégale des ‘’boat people’’ sur le territoire américain. Dans un second temps viendrait la garde présidentielle et ainsi de suite jusqu’à la reconstitution totale de nos forces armées repensées, renouvelées, reformées, revues et corrigées pour le bien de la patrie, pour le respect de la nation et la protection des vies et des biens. À noter que l’État major, dans ses attributions normales, a droit, à tout instant, pour des raisons déterminées, de mettre en disponibilité un certain nombre de ses membres, ce, suivant les règles. Tout pour dire, que les militaires, officiers, sous-officiers ou soldats, non encore appelés à regagner les rangs, seront considérés comme des réservistes. Ces réservistes peuvent, dans certaines circonstances, être appelés à servir, moyennant rémunération au jour ou à la semaine pour tâches ponctuelles accomplies. Et, au nom de la justice, de l’équité, les moyens doivent être trouvés aux fins de liquider la pension de vieillesse due à tous les ayants droit qui ont eu à faire partie des Fad’H. Il est impérieux que ces mesures soient prises pour calmer les esprits de part et d’autre.

J’estime que si le Président MARTELLY ne reste pas indifférent à ces conseils, cet épineux problème ira sinon vers sa résolution du moins vers une possibilité de négociation qui trouvera des interlocuteurs disposés à s’asseoir autour de la table.

Faut-il effacer l’ardoise ? Je ne crois pas. Comme dit le bon Québécois : ‘’IL Y A TOUJOURS MOYEN DE MOYENNER’’

lechapeauteur@yahoo.com

2 Réponses à “UN TEXTE REPRIS ET ACTUALISÉ”

  1. lechapeauteur dit :

    Monsieur,

    L’Administration Martelly Lamothe réfléchit murement et prend des agit et décide toujours pour le bien être de tous. Il revient à la population d’être patient. Car toutes les solutions seront apportées en urgence aux maux les plus urgents du peuple.

    Bonne fin d’année 2012 et très bonne année 2013. L’année 2013 sera une année de merveilles. Haïti sera la perle de l’Amérique et le diamant des Antilles.

    Thierry Theodore

    • lechapeauteur dit :

      MERCI MON CHER THIERRY THÉODORE
      Merci mon cher Thierry d’avoir pris la peine de lire mon dernier article et surtout de soumettre tes commentaires à l’attention de nos chers amis Internautes. Merci aussi de me donner l’assurance que le gouvernement MARTELLY- LAMOTHE a le bon contrôle de la situation et que tout, selon toi, ira, dans un proche avenir, comme sur des roulettes, comme chez madame de la Marquise. Je suis très heureux de l’apprendre. En tant qu’ami du gouvernement, en tant que patriote convaincu, cette bonne nouvelle ne peut que me réjouir. Cependant, mon cher, j’ai du mal à comprendre qu’on puisse « confortablement » demander à un peuple famélique de faire preuve d’incessante patience tandis, comme tu le sais, la patience a ses limites. Justement, la patience de ce peuple bon enfant est actuellement à son comble, à son « punctum extremum » : une fin d’année triste, une fin d’année sans pain, une fin d’année qui emporte dans la tombe un nombre incalculable d’enfants et de vieillards privés de nourriture. Enfin, une fin d’année qui annonce une nouvelle année incertaine. Si des privilégiés se la coulent douce et font la fête, ce n’est pas le cas pour les sans abris exposés aux intempéries et à la cruauté des violeurs, des voleurs, des kidnappeurs et des exploiteurs. Si de nouveaux amis du gouvernement font la bombance, il est très différent pour les millions de sans espoir qui ne savent pas à quel saint s’adresser pour trouver une croûte pouvant apaiser leur faim.
      IL N’EST QUE D’ATTENDRE… Tu dis !
      Très gentil mot. Mais le hic est de savoir jusques à quand dans une conjoncture aussi périssable où l’éclatement social frappe déjà à la porte. Il est difficile à un non-voyant de savoir ce qui s’agite autour de lui. Il revient à ses vrais protecteurs ou à son chien-guide de le guider, de diriger ses pas pour l’empêcher de se perdre dans le trou. C’est ce que, en publiant mon « TEXTE REPRIS ET ACTUALISÉ », je veux faire au bénéfice du gouvernement MARTELLY- LAMOTHE. On se souviendra, tu te souviendras, mon cher Thierry THÉODORE que: alors que les nouveaux « MARTELLYSTE » allaient, durant la période électorale, jusqu’aux insanités pour trouver de quoi vilipender le candidat musicien, Maurice CÉLESTIN – LECHAPEAUTEUR, avait pris sur sa responsabilité de publier le texte mémorable titré  » LE PRÉSIDENT MICHEL MARTELLY EST CONDAMNÉ À RÉUSSIR ». Tandis que les thuriféraires d’aujourd’hui l’accusaient, à l’époque, de tous les maux du monde, moi, Maurice CÉLESTIN – LECHAPEAUTEUR, je sollicitais et obtenais en sa faveur un sursis qui lui a été accordé par la majorité des leaders politiques respectueux de ma personne, de ma rectitude et de ma conviction d’homme libre et indépendant faisant le choix de ne pas être un propagandiste mais un analyste objectif ayant pour devoir de dire la vérité et de la placer là où elle doit être.
      En plus je sais garder le silence qui parle… et mon silence exprime souvent mon désaccord.
      Les écrits sont là… Je les ai en mémoire: les progrès de la science aidant. « verba volant, scripta manent » (les paroles s’en vont, les écrits restent). Dire que grâce à ces grands progrès de la science, même les paroles ne s’en vont plus, de nos jours. Beaucoup d’amis les conservent dans leurs archives. Je suis en mesure, à tout moment, de les publier pour rappeler aux caméléons ce qu’ils avaient dit du Satan d’hier devenu pour eux le DIEU qu’ils adorent aujourd’hui.
      Je ne suis pas de leur trempe. Je ne suis pas capable de l’être. Je suis d’une autre espèce, d’une autre pâte ayant le courage et la sincérité de faire comprendre au Chef de l’État haïtien qu’il est en train de jouer avec sa chance, de lui rappeler que la chance ne sourit qu’une seule fois. Oui, dans mon texte, ma mise en garde a été de l’inviter à craindre la colère du peuple qui ne pardonne pas. En remontant le lit de notre histoire, il pourra voir le sort qui a été réservé à ses prédécesseurs qui ont eu à tromper la confiance du peuple.
      Mon cher Thierry, tu me donnes l’opportunité de rappeler au Président MARTELLY qu’il est condamné à réussir. Portera-t-il sur lui la responsabilité de donner le coup de grâce au « populisme haïtien »? La droite haïtienne a échoué. Nous n’avons pas d’élite et la gauche a piteusement disparu pour céder la place à une néo- gauche narco-anarcho populiste qui, elle aussi, s’est avilie avant de s’effacer pour laisser naître de ses cendres une maigrelette droite populiste qui a porté de justesse monsieur MARTELLY au pouvoir. Tout ce qui nous restait… Un reliquat. Monsieur Michel MARTELLY a-t-il le droit de faire chanter les funérailles du populisme haïtien? Ce serait un « alea jacta est » des plus cruels pour le pays. Dire que nous sommes à deux pas de cette possibilité. Dire que si Monsieur MARTELLY ne prend pas les mesures qu’il faut au plus vite, je parie mes deux yeux, cela arrivera inévitablement. Et ce sera la catastrophe dans notre pauvre petit pays où seuls les plus justes seront sauvés.
      Je le dis…
      Joyeuse saison de fête, mon cher Thierry!
      QUE DIEU PROTÈGE ET BÉNISSE HAÏTI!
      lechapeauteur@yahoo.com

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