• Accueil
  • > Liens
  • > Dr MICHEL-ANGE MOMPLAISIR: UN GÉANT DE LA PHILOSOPHIE

Dr MICHEL-ANGE MOMPLAISIR: UN GÉANT DE LA PHILOSOPHIE

Posté par lechapeauteur le 14 novembre 2011

par Maurice CÉLESTIN Jr 

2000030.jpg N’avais-je donc pas raison, dans mon texte ci-dessous, de dire que le Dr Michel-Ange MOMPLAISIR ( MICKY ) était un  » GÉANT DE LA PHILOSOPHIE »? J’ai la preuve que je ne suis pas le seul à le croire. À New York, U.S.A, des représentants de l’UNION DES UNIVERSITÉS PRIVÉES D’HAITI ayant reconnu ses compétences, ses connaissances et ses habiletés en philosophie, viennent  de lui décerner le titre combien honorifique et enviable de DOCTEUR HONORIS CAUSA EN PHILOSOPHIE. Félicitations à mon ami MICKY qui mérite bien cette marque de distinction qui fait honneur à l’intelligentsia haïtienne

DR MICHEL-ANGE MOMPLAISIR UN « GÉANT DE LA PHILOSOPHIE »

Par Maurice CÉLESTIN Jr

Qui aime la philosophie aime obligatoirement Micky MOMPLAISIR. Micky a tout d’un géant de la philosophie: l’écriture, la pensée, l’analyse, le style, le comportement, même la démarche, enfin tout ce qui caractérise un vrai philosophe perdu dans les méandres de la science des réflexions profondes, des réflexions élevées. Micky, à mon sens, n’est pas seulement un grand maître de la  philosophie; il est également un philologue. Son analyse du texte de Loty  le prouve de façon éloquente , convaincante. Parler de la sorte, disserter en peu de phrases sur « L’INEXISTENCE N’EST PAS LE NÉANT », ma foi, n’est pas tâche facile et c’est loin d’être un devoir à mettre sous la plume d’un profane. En lisant Micky, il aime que je l’appelle ainsi, j’ai beaucoup pensé à feu mon professeur de philosophie , monsieur René CARRÉ qui nous avait recommandés, qui nous avait même suppliés de ne pas abandonner la philosophie car disait -il, « on n’abandonne pas une science qui traite de la sagesse et des règles de conduite « . Il semble que nos dirigeants n’ont pas eu la chance d’avoir monsieur CARRÉ comme professeur. Il semble que, lui Micky, avait bien compris qu’on ne doit pas abandonner une science qui traite de la sagesse et des règles de conduite. Non seulement il ne l’a pas abandonnée, mais il l’a fortifiée, il l’a enrichie. Il a bien compris la nécessité de le faire car dans son « chapeautage », il a parlé de  Phiosophia perennis .Oh cette science pérenne ! Micky l’aime comme on peut aimer un être de chair. Il  philosophie sans cesse voilà pourquoi je l’appelle la philosophie ambulante.Et il a raison de tomber en amour avec une si belle et éternelle science qui lui permet de vivre en harmonie avec lui-même et de faire cette gymnastique intellectuelle, « acrobatiques mouvements de pensée » qui a abouti, en un paragraphe, à ce monumental résumé de la conception de l’autre sur  »L’INEXISTENCE N’EST PAS LE NÉANT ». Micky, acceptera-t-il que désormais je l’appelle PROFESSEUR et non plus docteur? 

LE CHAPEAUTEUR

 lechapeauteur@yahoo.com haitiatraverslemonde@yahoo.com  www.lechapeauteur.unblog.fr www.haitiatraverslemonde.unblog.fr 

PROPOS DU DOCTEUR MICHEL-ANGE MOMPLAISIR, 

DOCTEUR HONORIS CAUSA EN PHILOSOPHIE,

(titre que lui décerne l’Union des Universités Privées d’Haïti) 

Quand, à ma sortie de la classe terminale de l’Institution Saint Louis de Gonzague des inoubliables Frères de l’Instruction Chrétienne, je révélai à ma mère mon intention de faire des études supérieures en philosophie, cinglante, sa réponse ne se fit pas attendre.  « Eh bien ! Mon fils, tu dormiras sur la paille, comme tous les philosophes. Dans notre pays tu seras moins qu’un sacristain de chapelle des mornes. » Ma mère ne s’était pas rendue compte que Diogène de Sinope, dans la gloire de son tonneau d’habitation, a su forcer l’admiration et le respect d’Alexandre le Grand, roi de Macédoine. Diplômée de la deuxième promotion de l’École des Infirmières d’Haïti, ma chère maman, soutenue par une pléthore d’amies, me suggéra d’aller plutôt en médecine. Mais, ayant débuté ma vie universitaire à Normale Supérieure, la Sorbonne de Port-au-Prince, ce mot de Leibniz me frappa. Ce grand penseur avait souhaité que « tous les philosophes fassent la médecine, et tous les médecins la philosophie. » Plus tard, à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, je me suis aperçu qu’Hippocrate de Cos avait tenu bel et bien avant Leibniz  le même propos : « Il faut rallier la philosophie à la médecine et la médecine à la philosophie, car le médecin philosophe est égal à un Dieu. L’union des deux sciences est très importante pour l’une et pour l’autre, et tout ce qui convient à la philosophie s’applique à la médecine : désintéressement, modestie, dévouement. » Sans prétendre à une quelconque déification, Hippocrate et Leibniz avaient tracé ma voie pour le reste de mes jours. À la philosophie que de médecins ont allié leur art? Tel est le cas du stoïcien Claude Galien, un anatomiste de renom. Il laissa son nom à une importante veine du cerveau, ainsi qu’au tronc des petites coronaires du cœur. Aussi, Galien est-il considéré comme le premier crayon de la méthode expérimentale du médecin-philosophe Claude Bernard. Souvenons-nous de François Rabelais. Ce diplômé de Montpellier devint l’un des premiers médecins du royaume de France. Et comme la philosophie, étymologiquement, est un amour de la sophia, la sagesse, celle de Rabelais, le pantagruélisme, un parfait modèle de vertu eudémoniste épicurienne. Une telle sagesse  consistait à « vivre en paix, avec joie et santé, faisant toujours bonne chair », bref, « une certaine gaieté d’esprit confite au mépris des choses fortuites. » Dans le grec d’Épicure, un katastèmatikon, autrement dit, un état psychophysique stable. Également médecin, Karl Jaspers affirme que tout homme doit se livrer à la réflexion philosophique. Possédant une double formation, médecine et philosophie, Georges Canguilhem ne manqua pas d’influencer Michel Foucault, analyste des modes de la constitution et de la dissolution du sujet humain. Comment passer sous silence le chirurgien Alexis Carrel, philosophe d’inspiration spiritualiste, et, dans la même veine, Paul Chauchard, médecin, neurophysiologiste de renom.  Dédaignant la philosophie, beaucoup de gens croient qu’elle ne vaut pas une heure de peine. C’est à la sa science que reviennent tous les lauriers fleuris de la connaissance. Or, clame Heidegger dans une déclaration fracassante à l’Université de Freiburg : « La science ne pense pas… c’est le propre de son essence, que d’une part, elle dépend de ce que la philosophie pense, mais que, d’autre part, elle oublie elle-même et néglige ce qui exige d’être pensé. » 

Pour reprendre Albert Camus dans le Mythe de Sisyphe, la science peut-elle « juger si la vie vaut ou pas la peine d’être vécue ? » N’est-ce pas une question fondamentale de la philosophie ? Aussi, le philosophe ne saurait-il se cantonner en vase clos pour éviter que l’air frais ne trouble ses cogitations, comme le croyait Kant. Avec Jean Guitton, l’un de mes Maîtres préférés, « je voudrais que l’idée inspiratrice d’un philosophe soit capable de descendre des neiges où elle est née et qu’elle vienne, comme une colombe, se poser sur la branche d’un arbre au milieu des hommes qui peinent. » Je pense à des philosophes engagés dans la société : Socrate, Aristote, Mélissos de Samos, Hippias, Gottlieb Fichte, Edith Stein, Octave Hamelin, Paul Nizan, Jean-Paul Sartre, le tranchant Antonio Vieux, le vertical René Carré, le contestataire Philippe-Marie D’Méza, FIC, au mépris de tout danger, car, philosopher c’est oser, le terrible accusateur public, « la seule âme libre d’une république morte », dirait Victor Hugo, l’Émile Zola d’Haïti, Maître Gérard Gourgue, et j’en passe. À une époque où l’Haïtien est en pleine déchéance ontologique, le philosophe doit faire partie autant de l’âme que de la chair de chacun de ses compatriotes. Pour reconstruire notre pays,  a priori il faut bannir la haine, la violence, le mépris de l’autre, l’âpreté au gain. Il faut se retrouver soi-même dans l’autre. En un mot, que le Je devienne un Tu, selon la formule de Martin Buber, reprise par Emmanuel Levinas ? « Il faut rebâtir l’esprit », ne cesse de crier le philosophe humano-convictionniste de notre pays, Camille Loty Malebranche. 

En ce qui me concerne, je ne regrette pas non plus d’avoir appartenu à la Grande Faculté de Médecine d’Haïti, naguère ainsi appelée dans tous les grands pays d’outre-mer. Grâce à cette vénérable Faculté, j’ai pu me forger farouchement et supérieurement à l’étranger en vue de revenir servir mon pays. Seul Dieu, l’Étammment Étant, l’Ontôs on, pour reprendre Platon, pouvait me conduire sur une voie aussi risquée. Sans l’Étant Suprême, l’homme ne peut que glisser dans l’abîme, dux in praeceps, comme l’affirme saint Augustin dans le Livre IV de ses Confessions. Je n’ai fait que mon devoir en Haïti, avec mes limitations, mes angoisses, et surtout avec passion. Je suis de ceux qui croient avec Maurice Blondel que « la seule science de la vie est l’action orientée vers le bien et l’amour. » « Il n’y a qu’une seule science, celle du bien », proclamait Socrate, deux mille cinq cents ans avant nous. Ce n’est pas la terre qui juge le ciel, mais le ciel qui juge la terre. C’est aussi dans cette prestigieuse institution d’autrefois, la Grande Faculté de Médecine d’Haïti, que j’ai rencontré celle qui est devenue mon épouse. Médecin-pédiatre, biologiste de l’École Normale Supérieure, cette Sorbonne port-au-princienne, elle est ma lumineuse vigie, le vase de mon idéalité, la clé de mon propre moi. 

Les mots me manquent pour exprimer mes remerciements aux responsables de l’Union des Universités Privées d’Haïti pour l’insigne honneur dont je suis l’objet. J’en suis très touché et quelque peu gêné. Merci à la Vice-Présidente, Madame Marie-Pologne Jacques Renée. Merci au pasteur Fritzner Joseph. Un merci spécial au Recteur Charles-Poisset Romain, le catalyseur de cette initiative.  À le percevoir, on ne voit qu’un homme. Pourtant, il en cache de multiples. Charles-Poisset, « un monde unifié du multiple. » J’oserais dire avec Hegel, « un monde de variations kaléidoscopiques. » 

En faisant graver mon nom sur une plaque souvenir, Monsieur Lunick Janvier et le pasteur Samuel Pierre  ont voulu me faire défier le mur du Temps et de l’Histoire. Or, le plus important pour moi, ce qui me tient vraiment à cœur, est que la sapience philosophique de toutes les Femmes et de tous les Hommes de bonne volonté aide Haïti à déboucher sur une ère étoilée, sur une Weltanschauung digne d’elle.

Michel-Ange Momplaisir, 

Brooklyn, NY, le 16 octobre 2011.

Laisser un commentaire

 

vagive |
Développement du potentiel ... |
°0OfANTastIQUEO0° |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Changer dans sa tête,bouger...
| PREPARER TON EXAMEN
| djamil83